SOMMAIRE
Etude de cas 1: Farmville
Etude de cas 2 : Narcisse 2.0
Etude de cas 1
Farmville
L'histoire de Farmville est un extrait de texte de "facebook m'a tué" et rédigé par Alexandre des Isnards et Thomas Zuber. IL révèle l’impact du jeu en réseau sur la vie privée.
Dans ce récit, les auteurs décrivent le cas d’Elodie, jeune femme de 29 ans, qui est chef de projet chez ARTPRO et qui vit en couple. Poussée par sa cousine Charlotte, elle télécharge l’application FarmVille sur facebook juste pour tester.
Farmville est un jeu social qui permet aux membres de gérer et diriger une ferme virtuelle avec toutes ses composantes (agricultures, animaux…).
Petite présentation en vidéo
Petite présentation en vidéo
Au départ lorsqu’elle commence le jeu, elle le fait par curiosité. Tout dans la présentation du jeu va la séduire (le décor, les couleurs, les personnages…) et surtout les félicitations qu’on lui octroie chaque fois qu’elle réussi à produire des récoltes. Elodie se prend vite au jeu. Elle devient une femme d’affaires qui doit gérer et rentabiliser sa ferme
Et c’est ainsi qu’elle rentre dans la famille des cyberdépendants au jeu. Elle en veut toujours plus. Elle rejoint le forum de Farmville et envoie des invitations via Facebook à tous ces contacts et aux membres inconnus de Farmville. A travers ce jeu, elle va se créer une vie sociale et amicale virtuelle dans laquelle elle s’immerge totalement et s’identifie au personnage (femme d’affaires redoutable qui gère remarquablement son entreprise).
Au bout d’un mois, elle est passée de simple joueuse à joueuse experte. Sa fréquence de jeu a augmenté considérablement.
Elodie est accro et elle n’a pas conscience que sa vie change. Petit à petit cette vie virtuelle dans laquelle elle s’immerge totalement va prendre de plus en plus de place dans sa vie réelle. Elle néglige son travail, elle se détourne peu à peu de ses amis, elle leur ment, elle fait passer le jeu avant sa vie de couple. Telle une droguée, elle ne peut plus s’en passer même si elle le nie en déclarant à son petit ami « Oh ça va ! je m’arrête quand je veux ». Elodie n’a pas conscience que ce divertissement à pris une telle ampleur dans sa vie, au point que même lorsque le jeu est éteint, elle continue à y penser. Elle a du mentir à ses amis en quittant précipitamment le restaurant car la 4G n’était pas accessible dans le restaurant et il ne lui restait plus que 10 min avant que les tomates de son jeu ne flétrissent.
A travers cet article, les auteurs ont voulu nous faire prendre conscience de l’impact que peut avoir le jeu en ligne, dans notre façon de gérer notre vie. Cette nouvelle forme d’addiction fait perdre la réalité des choses ; la vie s'organise principalement autour du jeu en reléguant au second plan la vie sociale, intellectuelle et affective
Ainsi, le virtuel influence totalement la raison.
Des psychologues estiment aussi que la cyberdépendance dénote une certaine forme de malaise intérieur ou un besoin de fuir ou d’exprimer quelque chose.
Triste est de constater que cette drogue pernicieuse concerne des millions d’individus. Alors, soyons vigilants.
Dans ce texte extrait de « facebook m’a tuer » d’alexandre des Isnards et thomas Zuber, les auteurs mettent en évidence une certaine frénésie qu’ont les jeunes d’aujourd’hui à vouloir montrer les étapes de leur vie au quotidien. Ils décrivent une nouvelle façon de se créer de nouvelles relations, un besoin viscéral d’exister à travers le regard des autres via les réseaux sociaux.
Voici le cas de Laetitia, jeune fille qui dès son levé, saisit son "Iphone" caché sous son oreiller pour informer ses 648 amis qu’elle vient de se réveiller.
Elle est certainement persuadée que ses amis connus et inconnus attendent les détails croustillants de sa vie. Et pour ne déplaire à personne, elle soigne son image quitte à retoucher ses photos.
Elle alimente en permanence sa toile "facebook" de "selfies" en veillant à ce que les photos la mettent bien en valeur. Ainsi ses fans peuvent suivre en « live » son emploi du temps, ses sorties, ses tenues, sa vie amoureuse.
Elle souffre d’un besoin obsessionnel d’étaler chaque instant de sa vie, même les moments les plus intimes, précieux et personnels, quitte à masquer sa vraie personnalité.
Elle veut être aimée et elle montre une image parfaite d’elle.
C’est une forme de masochisme qu’elle surexpose quotidiennement sur sa page. Elle a besoin d’être star dont le sujet principal est « ELLE ».
Elle consulte et re-consulte inlassablement sa page pour lire les commentaires des autres, à l’affût du moindre « j’aime ». Elle est sensible à la critique, ce qui cache certainement chez elle des sentiments de peur, de rejet, d’humiliation et de honte.
Laetitia souffre du syndrome de la personnalité narcissique qui se caractérise par un égocentrisme démesuré, un sentiment de supériorité personnel lié à des fantasmes de célébrité. Elle se forge une image idéalisée d’elle-même qui entre nécessairement en conflit avec l’image que lui renvoie le regard d’autrui.
Ainsi les auteurs à travers ce récit, racontent aussi la vie de millions de personnes continuellement agrippées à leurs « biberons numériques », immergées dans un monde virtuel et noyées dans le surenchérissement du « Moi je », complètement décalées de la réalité.




bonnes études de cas
RépondreSupprimerMerci merci Monsieur
Supprimer2 bonnes études de cas
RépondreSupprimerMerci Monsieur, ce travail m'a permis de prendre d'avantage conscience du danger de l'internet. Donc je suis beaucoup plus vigilante vis à vis de mon entourage et c'est un sujet que je partage volontiers avec mes amis. Merci
SupprimerUne analyse fine de la cyberdépendance avec une conclusion très pragmatique !
RépondreSupprimerMerci Vanina pour ton commentaire
SupprimerLe cas de Farmville m'intrigue au plus haut point,à ton avis c'est sûrement dû à une insatisfaction sociale plutôt qu'à un mal être?
RépondreSupprimerExactement soyons très vigilant, en période de vacances, les enfants en réclament et non , juste pendant une certaine durée.
RépondreSupprimerEncore une fois je te rejoins dans tes conclusion restons vigilant avec les jeux et applications qui nous sont proposés sur les réseaux sociaux, veillons à en limiter l'accès à nos enfants en leur expliquant bien pourquoi il est important d'être prudent. Nos enfants et notre entourage en général car il n'y a pas d'âge pour en devenir dépendant....
RépondreSupprimerC'est clair il faut être vigilant surtout préservons nos enfants de cette nouvelle forme de d'addiction
SupprimerEdifiante l'expression de "biberon numérique"!!
RépondreSupprimerOui je trouvais l'expression tellement vraie mais avec une pointe d'humour.
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