Manip sur le Net
La
diffusion du reportage « manip sur le Net » a mis en lumière la
machination et la non fiabilité des sondages sur le plan politique, artistique
et autre.
On peut
constater aujourd’hui que les outils de mesure d'audience sur Internet ne sont
pas aussi crédibles.
Pour dévoiler le revers de ces « clics » en masse, l’équipe
« d’envoyé spécial » à enquêté pour savoir comment ces sondages en lignes
peuvent atteindre des taux aussi élevés en un temps record.
Pour ce faire, elle a dans un premier temps constitué un faux groupe
de musique.
Puis dans un deuxième temps elle s’est donnée les moyens pour faire
connaître son groupe en créant un clip vidéo qu’elle poste sur YouTube. Elle crée
également une page Facebook et un compte Twitter à la gloire des "
Like Us ".
Au bout d’une semaine de diffusion le clip n’a été vu qu’à 18
reprises (3 amis sur Facebook, 10 abonnés à ses tweets). Pas de quoi s’affoler !
Pour démarquer le faux groupe des centaines d’autres artistes en
ligne, l’équipe décide de contacter des sous-traitants qui proposent à leurs
clients des prestations pour doper leurs popularités sur les différents réseaux
sociaux.
Pour la somme de quelques euros, elle a contracté un achat
de 500
000 " vues " sur YouTube commentaires inclus. Et c’est ainsi
qu’en peu de temps le faux groupe a pu gagner des milliers de followers sur Twitter, des milliers de fans
sur Facebook et des milliers de vues de leur clip et au bout de 72
heures, le compteur affichait déjà 220 000 « like ».
Et
voilà comment un groupe encore inexistant hier, s’est vu en quelques temps
propulsé au rang de groupe en vogue sur le Net.
Les politiciens,
les stars de la chanson, les grandes marques n’hésitent pas à débourser
quelques centaines d’euros pour faire exploser leurs compteurs de fans et ainsi faire gonfler
leur popularité en ligne. Ils n’hésitent pas à se créer une réputation et à bien se classer.
Ces sous-traitants du clic (localisés en Asie, en Inde…), ont
flairé la, une bonne affaire.
Aujourd’hui tels sont les ingrédients qui dictent ce
que l'on appelle l’incontournable e-réputation.
Une plate forme de surveillance opère pour démasquer les fraudeurs, mais pour le moment,
il n’existe aucun article de loi ni de jurisprudence interdisant les recours à
l’achat de fans, de vues ou encore de « followers ».
Le Net est remplit de faux
semblants, de charlatans, de manipulateurs, de fausses direction, de faux
panneaux…
Peut-on accorder notre totale
confiance ?
A nous de
voir. Internet est un outil de
propagande formidable mais sachons tout de même utiliser notre libre arbitre et
avoir une intelligence critique…
Un raisonnement qui mérite qu'on s'y attarde !
RépondreSupprimerThank you ma belle
SupprimerJ'aime la fin de ta dernière phrase, "avoir une intelligence critique", à nous enseignant de le transmettre à nos élèves.
RépondreSupprimerOui Tiare à nous enseignants et parents aussi de mettre en garde nos enfants. Je te souhaite de très bonnes fêtes de fin d'année.
SupprimerJe suis d'accord avec ta conclusion, soyons intelligent quant à son utilisation.
RépondreSupprimerMerci merci
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